Les Mille et une Nuits

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Les Mille et une Nuits

Message par Raphaëlle de Piuma Bella le Sam 8 Avr - 14:34

Le marionnettiste, après un long repos, se penche sur son oeuvre, sur sa marionnette et se rend compte qu'il la longtemps laissé en plan. Décidé à lui rendre vie et inspiré, il décide de lui donner un voyage ... (HJ/ Désolé pour ma longue inactivité sur Sintorël, l'envie et l'inspiration n'étaient pas au rendez-vous. \HJ)

 Plusieurs jours s'enchaînèrent, suite à ma Grande Attente. Jours se transformant en semaines puis, ceux-ci, en mois …
 Bon, c'est pas que je m'ennuie, Raph' mais c'est que j'm'ennuie. Oh, tais-toi ! Je suis la plume et la narratrice de ma vie et toi, tu es les paroles, n'est-ce pas suffi … Oui, oui ; mais ne penses-tu pas que tu n'aurais pu qu'écrire « Qu'un certain passa » et, ensuite, aborder de manière rapide comme constructive les tenants et les aboutissants ? J'y venais, justement ! Je brode seulement pour que le texte soit un tout petit peu plus esthétique … Hmm, bof. Chut, tu n'as aucun sens artistique, Baka. Maintenant, laisse-moi tranquille ! Sur ce, j'utilise une CHIQUENADE MENTALE pour le repousser.
 Le voyage se déroulait plutôt bien : j'explorais le désert avec cette joyeuse troupe, je bronzais et je devenais plus proche de Arioch : malgré son prénom de démon vengeur, celui-ci s'avérait fort sympathique, quoique légèrement taciturne selon les moments. Notre rencontre ne devait pas faire partie de ces moments, vu son comportement de dragueur. Néanmoins, un détail me perturbait : n'aurai-je pas dû être rentrée depuis quelque temps, déjà ? Interrogation que je m'empressais de rapporter à l'ancien Azur, vengeur de son prénom, et possédant deux flammes rouges dans les yeux.


  • Euuh … Dis, Arioch …


 J'ai dis que nous devenions plus proche et pas que je devenais plus assurée, même avec lui.


  • Quoi Raph' ? Fit-il en tirant la langue.


 Oui, il aimait bien me taquiner, dans ces moments-ci, lorsque ma gêne était visible.


  • Est-ce que tu sais quand aura lieu mon retour chez moi ? Puisque, cela fait quand même quelques mois que nous sommes parti et nous sommes toujours dans le désert … Et, dans mes souvenirs, le désert était tout de même de moindre superficie, non ?



  • Oui, tu as raison. Mais tes parents ont décidé de te faire voyager pour une cause qui m'est parfaitement méconnue. Donc, nous faisons notre commerce habituel, en plus de t'emmener à bon port.


 A cet instant, Raphaël avait pris le dessus et avait pété son câble … Pff, ça arrive à tout le monde … Tu n'es pas stable psychologiquement, très cher. Et c'est toi qui dit ça, sœurette ?! Et ouais, frérot ! Maintenant, chut, je continue à écrire ce qui s'est passé pendant l'absence du marionnettiste et on y va.


  • Quoi ?! Tu veux rire ? Genre, on va devoir rester encore longtemps avec des marchands que l'on ne connaît pas, dans un bled paumé, sans rien faire d'autre qu'écrire, dessiner et s'entraîner et, surtout, sans aucune possibilité de draguer ?!
  • Parle pour toi, moi, ça me va très bien, articula t-il, vexé.


 Là, je t'en avais voulu, frérot. Oui, je sais mais bon, tu as bien réussi à rattraper ma bourde, par la suite, non ? Oui mais, quand même : il m'a fait la gueule pendant au moins une semaine. Bon, maint'nant, on y va ! Il nous a tout de même invité a regarder les étoiles ! Waa, t'es toute joyeuse, sœurette : par contre, j'aurai aussi le droit de le draguer, ok ? Si tu veux …
 Je sors (ou nous?), donc, de la roulotte où j'écrivais et nous rejoignons le centre du camp. Celui-ci est animé par des chants, de la musique festive, des danses, enfin bref, par l'animation de tout les marchands et, surtout, par un immense feu, au centre de la foule.
 De fait, je recherche Arioch du regard, ce qui n'est pas chose aisée avec cette avalanche de draps aux couleurs de l'arc-en-ciel … Là ! Il est là-bas, en dehors de la foule et près de la sortie de notre village de roulotte improvisée. D'un pas leste, je le rejoins. Oui, leste ; je n'ai pas à me sentir gênée puisque personne ne me regarde.
 Il m'accueille avec un « Belle nuit, pour regarder les étoiles » suivi d'un sourire charmeur. Je ne réponds pas et rougis sous la capuche d'une tunique vert émeraude. Il sourit d'un air espiègle – air que nous ne pouvons pas nous empêcher de trouver séduisant, Raphaël comme moi – et nous passons l'heure suivante à contempler les étoiles ainsi qu'à les nommer (surtout Arioch pour cette dernière action).
 Suite à cette nuit, les journées et les nuits passèrent et lui et moi devinrent plus proche. C'est lors d'une de ces soirées que nous devînmes intimes.


  • Dis, Raph', comment elle est ta famille ?


 Je la lui présente rapidement et lui demande ce qu'il en était de la sienne.


  • Attends, je te répondrait après. Et ton enfance, comment elle était ?



  • Euuh … Et bien, j'ai été relativement gâtée et j'ai été surveillée et était éduquée de manière stricte puisque je devais devenir l'héritière. Donc, je suppose avoir eu une enfance heureuse.



  • Pourquoi « relativement gâtée » et pourquoi est-ce que tu supposes ?



  • Et bien, je l'ai été mais beaucoup moins que ma sœur et je n'ai pas vraiment de point de comparaison alors, je ne peux me prononcer sans nuancer. Mais arrête tes questions et répond plutôt aux miennes, je fais, un sourire aux lèvres et accompagné d'un coup de poing sur son épaule.



 Il attrape ma main, me regarde avec des étoiles dans les yeux – sans doute celles qui se trouve dans le ciel – et commence à répondre à ma question :

Raphaëlle de Piuma Bella

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